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 Rencontre courtoise [à quatre mains avec Len]

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Eléa Kimocho

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MessageSujet: Rencontre courtoise [à quatre mains avec Len]   Jeu 19 Aoû - 23:53

Un soir d'été, un jeune homme pleure sa mère, à genoux sur sa tombe. Déjà un mois qu'elle n'est plus, et pourtant, il ne se remet pas de cette perte. Il n'aurait pas cru qu'il était autant attaché à cette femme. Qui était-elle de plus que sa génitrice? Sa Mère. Et rien ne pourait le changer. Cela fait des heures qu'il pleure, comme chaque jour depuis un mois. L'heure de la fermeture arrive. Il quitte le cimetière sans un bruit, et part dans les rues. Accaparé par son chagrin, il ne remarque la fille qui lui rentre dedans qu'une fois qu'elle est au sol.

Au même instant, poursuivie par les méandres du passé, une femme marche,
l'air mélancolique. Elle n'a plus de maison, et vient d'aller demander l'asile au premier camp de rebelles qu'elle a pu trouver. Ils lui ont donné un rendez-vous pour rencontrer leur chef. En attendant, elle flâne dans la rue à la recherche de celui qu'elle attend depuis longtemps, perdue dans ses souvenirs, absorbée par sa volonté de le revoir. De toutes façons, maintenant que son père est veuf et que sa maison a été laissée en l'état sans qu'elle puisse y récupérer ses affaires, sa vie ne peut plus se tourner que vers la quête qu'elle avait laissée passer après sa carrière professionnelle et sa vie familiale. Il Faut le retrouver... Songeuse, elle ne remarque pas le jeune homme, qui semble ruminer de la meme manière qu'elle, s'approcher. Il la bouscule, elle tombe à la
renverse. Effrayée, elle l'observe: au vu de ses vêtements, il s'agit d'un mystique! Son chapeau à terre, elle fait une moue effrayée et recule.. Il n'a pourtant pas l'air bien méchant. Elle récupère son chapeau. Aimable et ne souhaitant pas faire de scène, il se penche et l'aide à se relever.


- Pardonnez moi je ne regardais pas où j'allais. Vous allez bien?
- Eh bien... Oui... Heum.
Étonné par la peur clairement visible sur le visage de l'inconnue, Len fronce les sourcils. Aurait-il fait quelque chose de mal? Ah! Bien entendu! Il lui est rentré dedans! Il relâche la main de la jeune fille et essaye d'estimer son âge. Elle doit avoir dans les vingt ans. Un peu comme lui... Enfin, en apparence... Il recule et s'incline.
-Vraiment navré
Elle l'examine attentivement et s'incline poliment.
- Mon nom est Eléa...
- Oh oui, pardon, je m'appelle Len! Vous habitez ici?
- Oui. Je suis née ici. Et vous donc?
- Hum... Je suis né ici aussi, mais j'ai quitté la ville alors que j'étais très jeune.
*Vraiment très jeune*

Elle se dandine un peu, ne sait pas quoi dire.
- Eh bien d'accord. Heuu, je dois y aller...

- Attendez! Je tiens à me faire pardonner! Est-ce que...
*Azael va me tuer...*
- Est-ce que je peux vous inviter à boire quelque chose?

Elle s'arrete. Une invitation, pour elle? Après tout... Oui, après tout, ce jeune homme est charmant et il serait idiot de refuser. Hiro peut bien attendre encore, puisqu'il a l'air de s'en fiche...
- Entendu.. mais ne cherchez pas à vous faire pardonner cette broutille, c'est déjà oublié.
Un sourire franc apparait sur le visage de Len. Pour la première fois, il va pouvoir discuter avec quelqu'un de normal!
- Très bien. Allons-y alors!

Il prend la direction de la Taverne Soran. Il tient la porte devant Eléa, et lorsqu'ils s'asseyent en attendant le serveur, il lui présente une chaise. Appréciant la galanterie du jeune homme, elle se contente de sourire. Une fois assis, il lui demande:
- Est-ce que... vous pouvez me parler un peu de la cité? Je n'en ai que très peu de souvenirs et j'aimerais savoir comment est réellement ma cité d'origine.
Elle lui relate ce qui lui vient à l'esprit... Lorsque le serveur arrive, elle demande un jus de tomates. Lui demande un diabolo menthe.
- Je ne connais pas grand chose, je n'ai pu apprécier que les bas fonds de cet endroit, avant qu'il ne soit détruit... Je puis vous parler de la campagne avoisinante si vous voulez, ou bien des maisonnettes et appartements qu'on réserve aux basses classes. Je n'ai jamais pu approcher la grande école de monsieur Asmodée. Que dire de plus.. Je n'en sais rien.
- Parlez moi de cela! J'ai vécu dans le désert depuis mon enfance, et j'aimerais savoir à quoi ressemble le monde! Tous les détails sont très importants pour moi!

Elle fait une moue étrange en apprenant qu'il a vécu dans le désert. Une tribu nomade? Ou quelque chose?
- Soit, si vous le voulez.. je suis née dans un milieu très pauvre, mes parents se sont donnés un mal de chien pour que je puisse paraître dans la moyenne. Dans le quartier où je vivais, nous n'avions pas assez d'argent pour manger. Si mes parents m'achetaient un bout de viande, ils étaient au pain sec pour au moins deux semaines. Les architectures sont instables là bas, la déflagration a du tout faire s'effondrer... Il y avait des quartiers entiers faits de maisons de chaux... Mais l'ambiance y était vraiment chaleureuse, c'était un climat d'entraide, c'était sécurisant!
Indigné, Len frappe la table du poing.
- Comment Zelgius peut-il permettre cela! C'est intolérable!
- Eh bien, personne ne peut rendre un moment parfait, pas même monsieur Asmodée. Un jeune homme que j'ai connu dans ma jeunesse m'a enseigné que, de tous temps, l'égalité des classes n'a toujours été qu'une vague illusion.
- Mais c'est injuste!
- La justice est, désolée de le dire, une vaste farce. Je sais aussi déjà tout des privilèges et autres corruptions au service de ceux qui payent, mais nous nous égarons, au lieu de parler politique, je devais vous parler de la cité.

Len baisse les yeux. Fermés sous la table, ses poings tremblent...
- Oui... Que s'est-il passé pour que la cité soit si ravagée?
*Zelgius, tu vas payer!*

- Je n'en sais rien, j'étais chez moi.. J'ai entendu un grondement énorme et quelque chose a arraché un pan entier de l'immeuble dans lequel je logeais. Le temps que je me cache sous mon lit, j'ai échangé un regard avec un oeil énorme porté par une créature noire... Il me fait froid dans le dos d'en parler, je n'ai pas reconnu cette bestiole, pourtant, j'en connais, des animaux... Mais quelque chose d'aussi grand...
Eléa a larmes aux yeux en pensant à sa maison perdue. Se rendant compte de la peine qu'il lui a causé, Len prend la main d'Eléa dans la sienne, et la carresse doucement.
- Désolé... Je n'aurais pas du vous poser cette question. Je suis un idiot...
Elle se montre forte et essuie ses yeux de sa main encore libre.
- Ce.. Ce n'est pas grave monsieur Len... Mais... Moi je me demande pourquoi les mystiques n'ont rien fait pour nous protéger... L'attaque n'était pas humaine, j'en suis quasiment sûre....
- Vous n'êtes pas obligée de me dire Monsieur. Quant aux mystiques... Ce sont des incapables s'ils n'ont pas été capable de vous défendre!
Elle a soudain une lueur de rancoeur dans l'oeil, et les poings qui se serrent...
- Vous savez, les mystiques n'ont toujours eu que très peu de considération pour moi...
*Surtout un!*
- ...D'où mon étonnement à vous voir vous inquiéter de mon sort, Len.. D'après vos habits, vous êtes certainement l'un d'entre eux, je me trompe?

- Ils étaient idiots... Je suis un mystique, c'est vrai. Mais je n'ai aucun compte à rendre à Zelgius, je suis ce que l'on pourrait appeler un mystique nomade. Je n'ai aucune estime particulière pour lui, ni pour les autres mystiques de cette ville.
*Ce serait même le contraire*


*C'est donc bien un mystique... Si les rebelles savaient que je parle avec lui...*
Captant les pensées de la jeune fille, Len ne fit aucun commentaire, mais décida de ne pas s'étendre sur le sujet.

- Oui, d'accord... C'est rigolo, un mystique qui ne suit pas monsieur Asmodée... Je n'en avais jamais entendu parler!
- Je n'adhère pas à ses idéaux, tout simplement.
- D'après ce que je sais, il a toujours voulu un monde où civils et mystiques sont en parfaite harmonie...
- Oui, c'est ce qu'il raconte. Il n'y a qu'à voir ce qu'est devenue Tsirojas Balzen pour voir qu'il se leurre. Les mystiques ne sont pas adaptés à la vie en communauté. A cause d'eux la ville a été attaquée, ravagée et il n'a rien fait pour l'éviter!
- Ecoutez Len, je ne veux pas partir sur ce débat, monsieur Asmodée est encore quelqu'un que je respecte, ce n'est pas à lui que j'en veux, vous comprenez? Quant aux motivations de cette attaque, je n'y comprends rien.. Nous avons toujours été en de bonnes relations avec les villages voisins, du moins c'est ce qu'on disait, c'est totalement inexplicable. Qui nous en veut autant? Vous le savez, vous? Peut-être est-ce même quelqu'un comme vous qui aura orchestré l'attaque, rien que pour prouver votre avis! Ah, je devrais partir d'ici tout de suite...

- Je ne sais pas qui a orchestré tout cela ni pourquoi! Si c'était moi, je n'aurais pas laissé la moitié de la ville debout, elle serait rasée. Mais je n'ai pas attaqué et vous savez pourquoi? Parce qu'il y a des gens ici qui n'ont rien à voir avec les conflits des mystiques. Des gens qui n'ont pas la possibilité de se défendre et que je me refuse à blesser. Je n'aurais pas attaqué, et je n'attaquerai jamais, parce que... Mes parents résident ici. Et ma mère a été tuée parce que Zelgius n'a pas été assez lucide pour défendre la cité...
La femme rougit d'avoir préféré défendre Hiro et son professeur que d'avoir appris a connaitre ce mystique-là, bien qu'il ait l'air soudain dangereux en parlant de raser la ville. Elle baisse la tête
- Désolée... Je suis désolée, je ne savais pas cela.
- Vous ne pouviez pas savoir...
Elle observe discrètement une minute de silence, sans prévenir. Les morts, c'est important.
- Oui... Donc... En tout cas, depuis que je n'ai plus de maison, j'ai contacté un groupe qui veut bien m'héberger. Mais ils sont anti-mystiques.

Elle prend quelques gorgées de jus de tomate que le serveur a cru bon de poser au hasard sans interrompre le débat.
- Je devrais vous laisser alors. Je ne voudrais pas vous attirer d'ennuis. Je vous proposerais bien un logement, mais je n'en ai pas. Ni ici ni ailleurs, je déménage trop souvent.
Il entame sa boisson vert flashy, lentement, en attendant la réaction d'Eléa.
- Oui, je vais peut-être y aller.. je ne suis pas encore épiée, mais je doute qu'ils me gardent longtemps sans me donner une mission à remplir pour eux. Si un jour vous voulez me recontacter...
*Non, idiote.. pourquoi le voudrait-il?*
- Je serai dans la ville... Euh...
*Il s'en fiche*
- Comment ferez-vous?

Elle finit sa boisson d'un trait. Lui aussi. Il sort de la monnaie et la dépose sur la table pour payer les consommations.
- Je serai ravi de vous revoir. J'éviterai de vous contacter lorsque vous serez avec vos amis, pour ne pas vous compromettre. J'enverrai un enfant vous porter une lettre.

Il attend qu'Eléa soit relevée pour lui faire un baisemain, elle rougit devant tant de galanterie, une valeur qui pourtant semblait oubliée.
- Eh bien monsieur Len, à une fois prochaine.
Elle sort discrètement, telle une petite souris, et retourne, rêveuse, à ses préoccupations...
Regardant la jeune fille partir, il ne peut s'empêcher de penser "A bientôt..."

*Ah! Azael va me tuer si je ne rentre pas! Je suis en retard!*
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