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 What the fuck? [PV Aloriel]

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Hirohito Kumasa
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MessageSujet: What the fuck? [PV Aloriel]   Jeu 15 Juil - 14:52

Ouf, quelle odyssée j'avais traversée! Après mon premier entraînement avec Zelgius, mon providentiel mentor m'avait assigné deux tâches: d'une, continuer mon entraînement à Tesdion, histoire d'affiner encore ce potentiel fabuleux qu'il m'avait découvert, ou redécouvert. D'autre part, il m'avait dit que quelques histoires sombres planaient aù-dessus de Tsijoras Balzen, et qu'il me faudrait
gérer les affaires de TB-Theleme pendant un petit moment, où il devrait s'absenter un petit moment.

Il me faut relater avec précision les raisons qui m'ont poussé à ne plus réapparaître à Tsijoras Balzen, en effet peut-être abaisseront-elles votre animosité à l'égard de mon absence prolongée. Enfin, si moi, je peux me permettre de vous manquer bien sûr.
Loin des tensions politiques et manichéennes accablant notre belle cité, et loin des charges de sous-directeur dont je pensais m'être pourvu, ce qui devait m'enchanter, j'étais parti à la recherche de mon passé, et surtout à la recherche de mon identité de Mystique.

Ainsi, après mes premières heures d'entraînement avec mon supérieur, la maire du hameau voisin m'avait pris sous son aile pour m'emmener loin, à Tesdion, où il avait affaire, pour superviser mon entraînement.

Et c'est là que ça commence. Pendant de longs mois, il m'a tantôt laissé seul dans une salle, tantôt emmené avec lui pour quelques entraînements spécifiques, et c'est la que la psynergie s'est remise à couler à flots dans mon corps, si bien que des fois j'en faisais des malaises. Les premiers pouvoirs que j'ai recouvert sont ceux que j'avais déjà un peu travaillés avec Zelgius, à savoir la télépathie, et la force physique. Pendant un long moment, j'avais dû apprendre à lire dans les pensées de certaines personnes, et mon bienfaiteur m'emmenait parfois pour que je devine les intentions des gens avec qui il faisait commerce, je lui évitai ainsi quelques guet-apens. Comme les gens là-bas n'étaient pas tous Mystiques, j'avais profité pour effacer le plus beau jour de leur vie des souvenirs des gens les plus détestables: comme je le pensais, en commerce, la majorité sont des requins.

Ensuite, il y avait eu la force. Mon entraînement avait tout bonnement consisté à effectuer quelques tâches d'intérêt général pour la ville, qui me doit maintenant l'élaboration d'une belle et grande statue à l'effigie du premier bateau de commerce envoyé au loin par la ville, et qui n'était jamais revenu... J'avais dû prendre sur moi, car mon coach m'avait bien dit que je ne devais épuiser que ma psynergie, et non mes muscles, pour abattre le travail de construction, et de déplacement. L'aura que je dégageais s'agrandissait de plus en plus au fur et à mesure que le travail avançait, et je me sentais plus confiant, je déplaçais avec de moins en moins de problèmes des pièces lourdes. Pour ne pas éveiller la curiosité des badauds, je travaillais de nuit... Le bel aura que je dégageais étant d'un bleu éclatant.

Et puis, j'avais encore découvert des souvenirs datant de mon coma. J'avais déjà combattu aux côtés de Zelgius, lors de plusieurs attaques de brigands. Ma maîtrise était impeccable: je me souvenais, non pas des images, mais aussi des sons et des sensations... Je les Entendais arriver de loin, et m'en occupai de manière plus ou moins barbare, en leur causant des dommages psychiques, ou
en leur abattant des arbres dessus sans difficultés. Tout ce que mon esprit avait occulté me revenait avec une vitesse fulgurante. Lors des entraînements, je peaufinais toujours de nouvelles techniques. J'avais quelques stratégies qui combinaient mes pouvoirs...En plus de mes réflexes et de ma maîtrise d'antan. C'en était diablement effrayant, surtout les fois où je me voyais de l'extérieur. Ma peau fumait de bleu, ou mes yeux étaient comme possédés par le Diable lui-même. Les quatres ans que j'avais passés avec Zelgius avaient servi à développer et à contenir mes pouvoirs, mais avaient aussi consisté en différentes discussions philosophiques très intéressantes, soulevant chez moi certaines opinions nouvelles de la vie; ou simplement quelques bons moments, entre autres les discussions autour du thé, ou bien auprès de l'âtre brûlant.

Bref, ces quelques mois passés à Tesdion me firent retrouver la même maîtrise de mes pouvoirs que d'antan, à savoir l'illusion, la télépathie, la télékinésie, la force et l'ouïe. C'est suite à cet entraînement acharné que je fus rappelé à TB-Theleme pour des raisons en fait simples: la période de remplacement de mon suppléant s'était terminée.

Je refis le chemin jusqu'au portail en solitaire, et cela me prit quelques semaines. Quant aux obstacles, je les éliminai. Je croisai Zelgius qui me demanda de retourner tout de suite sur Terre, sans poser de questions. Erret était en crise diplomatique, et je n'y pouvais encore rien, du moins voulait-on me le faire croire. Trop content d'un peu de repos en tant que Mystique, je ne me posai pas de questions, chose que je regretterais plus tard.

Je dus affronter pour Zelgius qui était occupé les trois derniers mois du campus mondialement réputé pour tout ce qu'il enseignait. Et c'était un réel honneur: je servais enfin à quelque chose dans cette école que j'aimais tant. Cependant, le choc de mes pouvoirs me faisaient concevoir un futur autre que celui de directeur, il me faudrait vivre avec Erret dans le coeur, mais je m'en pensais capable.
Aussi, je ne pris pas mon rôle avec l'assurance dont je témoignais avant, mais personne ne m'en tint rigueur. Les affaires du campus étaint assez complexes et j'eus à régler entre autres des graves conflits d'intérêts entre élèves et mêmes au sein de l'équipe enseignante, et remplacer le prof de sport, qui pour des raisons obscures n'assurait plus ses cours du tout. En fait, de tout ce qui se passait à Erret, je ne savais rien, mais je laissais les réponses venir, tant qu'on avait pas besoin de moi, c'était que ma place n'y était tout simplement pas réservée, du moins pas encore. Le taux de réussite au bac fut, sur les statistiques de toutes nos écoles, de 98,6%. Les élèves les plus brillants des classes préparatoires obtinrent leurs concours haut-la-main. En fait, nous eûmes un très faible pourcentage d'élèves en échec, la plupart d'entre eux s'étant plantés pour cause de négligence, probablement. Je savais que leur traitement se ferait juste plus sévère s'ils devvaient retaper une année, rien de bien grave. Mes collègues étaient d'une rigueur extraordinaire d'après Zelgius, je n'avais donc pas à m'en faire. Les interviews et les conférences filaient bon train, et je ne m'en sortais pas trop mal, racontant que le niveau de l'école resterait constant grâce aux moyens que l'état nous prodiguait, et toutes les structures mises en place, nous étions quasiment le seul groupement d'écoles à employer une masse aussi énorme de professeurs, tous prêts à être en symbiose totale avec leurs classes, et si un prof ne convenait pas à une classe il était aussitôt remplacé par un collègue. De plus, l'ambiance de travail régnait, excluait les fauteurs de troubles avec pertes et fracas, et ceux qui restaient jouissaient d'une éducation à la musique et au sport très pointilleuse. En fait, notre plateforme d'enseignement n'était conséquence que du travail des élèves, et nous étions tous très fiers d'eux!

Le mois de Juillet arriva plus vite que je ne le pensais. Fourbu, je réglai les derniers détails administratifs avant l'arrivé des vacances, inscriptions, réinscriptions, élaboration des derniers bulletins trimestriels, délivrance des exéats pour ceux qui nous quittaient, bien qu'ils soient rares, vérifications des paiements auprès de l'intendance... Chargé de fermer l'école le dernier jour, où je me retrouvai donc seul, je voulus soudain parler à Zelgius. J'allai devant son bureau et me retrouvai empli d'un doute effarant: je me rendis compte que, depuis que j'avais recommencé à emprunter ce couloir, la porte avait été restée fermée, comme scellée. Curieux, je posais la main sur la poignée. Aucune réaction. J'appuyai encore, rien. Des fumerolles bleues émanèrent de ma peu, et je poussai franchement la porte de bois, qui ne résista pas bien longtemps. Le portail était toujours terré derrière cet abstrait qui m'avait surpris la première fois que je l'avais observé. Des sensations parvinrent, une sorte de stress indescriptible dont je sentais empli la pièce. Mes oreilles s'allongèrent un peu. Depuis le portail, de lointains cris me parvinrent, des bruits de chute, des bruits sourds mêlés de confusion. Mon regard tiqua. Ce n'était pas normal, la dernière fois que j'étais passé par ici, c'était de la sérénité que j'avais senti. Je m'avançai comme la première fois dans le souterrain obscur qui devait me mener à TB-Mystique, et j'arrivai auprès de la fenêtre. C'est là que je vis l'horreur. Le territoire était à feu et à sang, en ruines, et des milliers de petites fourmis s'affairaient à remettre les choses en place tant bien que mal. Avant de prendre mon courage à deux mains pour chercher voir ce qu'il s'était passé, je me pinçai violemment, pour comprendre que non, ce n'était pas un triste cauchemar. Tsijoras Balzen n'était quasiment plus qu'un souvenir encore fumant. Le responsable n'y avait pas été de main morte. Je descendis les escaliers dont le mur d'encadrement avait été arraché, et regardai au loin. Le ciel était rouge-orangé et puait le chaos à plein nez., je commençais à trembler un peu. Comment avais-je pu être tenu loin de tout cela? Un habile tour de passe-passe. Mais je n'en voulais à personne, non, je m'étais juste chargé de faire ce que je me devais de faire. Arrivé dans la grande cour, je me retournai et vis qu'un pan entier de l'école manquait. Je me surpris à me prosterner devant la bâtisse, comme pour lui rendre hommage et lui souhaiter toutes mes
condoléances.Ensuite, il me fallut absolument chercher une aide, quelqu'un qui pourrait m'informer. Je marchai dans les ruines, la tête baissé, et je demandai mon ce qu'ils s'était passé aux gens, tous des pauvres paysans qui énéralement me secouaient fébrilement en criant "c'est la mort! nous allons tous périr!"... Rien de bien intéressant. Je m'époussetai et refaisais ma coiffure à chaque fois. Le vent souffla dans mon vêtement et dans mes cheveux, et j'inspirai avec avidité l'air, qui, seul était resté pur. Ne voulant plus tomber sur des gens sans aucune utilité, je scrutai leurs pensées de surface, rapidement, méthodiquement, et n'y voyais que peur et désolation. Je finis tout de même par me heurter à un mur. Un Mystique était dans les parages. Je me retournai plusieurs fois pour savoir où il se trouvait, puis je finis par voir une personne blonde, assise sur une friche, tournée vers l'Océan. Je reconnus instantanément sa tenue et ses cheveux, qui pourtant avaient beaucoup moins d'allure que la première fois que je lui avais parlé.

Je m'approchai de lui prudemment, et lui passai une main sur l'épaule. Avec le ton inquiet et bienveillant adapté à la circonstance, je lui saisis l'épaule brièvement, et m'assis à cpôté de lui, me mettant aussi face à la mer.

- Il me semble qu'il soit arrivé quelque chose d'envergure, monsieur Eliandor. Tout cela est bien désolant...

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MessageSujet: Re: What the fuck? [PV Aloriel]   Ven 16 Juil - 12:35

Music


Morte... Maya était morte... Dès qu'il avait eu un moment de libre, Aloriel avait cherché sa raison d'être. Il l'avait perdue. Définitivement. Elle n'était plus, et ce pour toujours. Vide. Son cœur était vide désormais. Son cœur comme son esprit. Autour de lui, les murs s'effondraient, les gens hurlaient, mais peu importait. Maya n'était plus, il n'avait plus de raison d'être. A quoi rimait sa vie désormais? A rien. Il l'avait aimé, et il l'aimerait pour toujours. Penser au sort hideux qu'avait subit sa dépouille le révulsait. S'il avait été dans un autre état, il aurait tué Sonya Auriel. Maudite soient elles, elle et sa nature vampirique. S'il pouvait comprendre sa détresse (elle aussi avait perdu l'être qu'elle aimait), il ne lui pardonnerait jamais d'avoir profané le corps de Maya. S'il avait été plus fort... S'il avait été plus fort, Maya ne serait pas morte, et Len ne serait pas parti...

Len... Ce fils qu'il aimait tant, qui avait illuminé sa vie encore plus qu'il ne le pensait... Lui aussi, il l'avait perdu. Au beau milieu de la bataille, il l'avait vu partir, lui tourner le dos. Cet adieu qu'il avait entendu résonnait encore dans sa tête. Il semblait heureux de partir, plus que lorsqu'il l'avait vu avec sa mère. Plus jamais ils ne seraient ensemble, plus jamais ils n'auraient de moments heureux. C'en était terminé de sa famille, de son cœur, de sa vie. Il ne lui restait plus rien désormais. Même Luce...

Luce... Cet élève qu'il affectionnait, avec qui il avait frôlé la mort, grâce à qui il avait survécu. Lui aussi l'avait abandonné. Alors que son monde s'effondrait déjà, qu'il avait vu son fils partir, il s'était heurté à lui. Une horde de criminels suivait son élève, alors qu'il rejoignait la zone des combats. Il avait trahit TB, il avait trahit Zelgius, il l'avait trahit lui. Ce baiser qu'il lui avait imposé, Aloriel le sentait. Il le brulait. Le suivre? Trahir Zelgius?! Jamais, au grand jamais! Mais s'il s'était opposé à Luce, il n'avait pas eu le courage de le blesser, ni même d'essayer réellement. Il n'avait réussi qu'à le laisser partir, avant de tomber au sol, pour se relever bien après.

C'est ce qu'il avait fait, avant de se tourner vers l'océan. Quelque part, il avait trouvé une bouteille de vodka. Dans un premier temps, elle lui avait rappelé Maya, et il avait pleuré, sans oser la boire. Puis, il s'était dit que, justement, cela lui rappellerait son amour et les bons moments passés ensemble. Alors il avait bu, sans se retenir. A présent, il avait presque vidé la bouteille intégralement, et il n'avait plus très fière allure. Il ne sentit même pas que quelqu'un approchait de lui par derrière. Ah... De toutes façons, quelle importance puisqu'il n'avait plus aucun intérêt à vivre? Il sentit la main sur son épaule, et reconnu Hirohito Kumasa, le sous-directeur de Thélème en France. C'était la dernière personne qu'il s'attendait à voir ici. Depuis quand était-il un mystique celui-là?

- Il me semble qu'il soit arrivé quelque chose d'envergure, monsieur Eliandor. Tout cela est bien désolant...
- Déroutant pas vrai? Vous avez raté quelque chose d'immense Hiro! Vous savez quoi, la ville a été attaquée par des monstres et les anciens mystiques disparus! Et tout ça sans que Zelgius ne puisse rien y faire! Enorme hein!

Il jugea le fond de bouteille qu'il lui restait. Il n'était plus à ça près après tout. Cul sec, il descendit le quart de bouteille qu'il restait. Il était bientôt ivre. bientôt oui. A force de fréquenter Maya, il avait une sacré descente, et ne craignait nullement d'avoir à affronter des bouteilles entières à lui tout seul. Il sourit à Hirohito.

- Ahlala, quel merdier...
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Hirohito Kumasa
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MessageSujet: Re: What the fuck? [PV Aloriel]   Lun 19 Juil - 17:28

[Pitié, ne note pas la différence de longueur entre mes deux posts T__T sinon au passage que penses-tu de mon nouveau kit? ^__^]

Je ne reconnus pas le cynisme dont ce type avait fait preuve à mon égard en début d'année. Quand il me parla, son haleine embaumait la vodka de manière ignoble, aussi fus-je obligé de ne pas lui faire face. Quoiqu'il en soit, j'avais bel et bien raté quelque chose d'immense, et il m'en fallait savoir plus. Je sentais que si j'étais rappelé à Erret par le hasard et ma volonté de savoir, ce n'était pas pour rien. J'aurais bien un rôle à jouer dans la guérison de l'état des choses, tout de même! Je regardai l'océan, M. Eliandor finissant sa bouteille, puis mon regard se concentra à nouveau vers ce qui avait été l'avenue marchande, autrefois si prospère. Je me souvins ma première rencontre avec cette vampire à la taverne, je me demandai alors ce qu'elle était devenue, dommage seulement que je n'aie pas retenu son nom. Pour l'instant, tout était calme, enfin, si l'on ne comptait pas les lamentations des gens. Leur peur et leur rage me touchaient, tels des petits impacts sur un gilet par-balle. L'impression générale était au plus bas. On sentait une haine des mystiques chez certains, si bien qu'ils auraient pu lancer des caillasses à ces deux compères isolés que nous étions s'ils les savaient Mystiques.

Me tournant vers mon collègue, ou ce qu'il en restait, je lui saisis soudainement le bras:

- Mais combien sont-ils? Comment se fait-il qu'il y ait un tel chaos? C'est totalement inconcevable! Un tel.. Merdier comme vous dites... C'est horrible. Et puis...

Je me penchai vers lui pour lui chuchoter à l'oreille:
- Les gens d'ici ne se sentent plus en sécurité avec les Mystiques, il se peut que notre "caste" ou "race", je ne sais pas comment appeler nos dotations autrement, soit amenée à calmer cette foule.

Me redressant:
- La misère emmène la tristesse, qui elle-même cherche une raison d'être, ce qui cause la colère, colère qui mène à la haine. Tout doit être mis en oeuvre pour regagner la confiance des habitants, pour qu'ils n'empirent pas la situation! Maintenant, ces imbéciles pécores risquent leur vie, qui sait combien de nos semblables n'hésiteront pas à tuer pas légitime défense?

Je lui pris le menton dans ma main droite, et le tournai vers moi. Je le regardai dans les yeux. Il semblait totalement déconnecté de la réalité, le bougre. Peut-être même se fichait-il de ce que je venais de lui dire.
- Monsieur Eliandor... Vu votre face, vous semblez rond. Je me demande pourquoi vous vous êtes mis à boire, un gars si bien élevé... Enfin, tant qu'on y est, il vous reste une bouteille embusqué dans une manche, ou bien?

Amusé de mon discours, mi-moralisateur mais empli d'une malice dont je devais bien être le seul à manifester dans toute cette ville, je lui mis une tape sur l'épaule. Après tout, en situation de crise, il ne faut pas rester à se morfondre sur le passé. La ville était en ruines? Eh bien, il fallait en reconstruire une encore plus rayonnante. Les civils étaient au bord de la crise de nerf? Toujours fallait-il leur prouver que le regain de confiance envers les Mystiques serait bénéfique. Et c'est cela que je me promis de faire, après avoir été mis au courant de tous les tenants et aboutissants. En réalité, je ne savais que ce que mes yeux, mes oreilles, les sentiments des autres et l'histoire un homme ivre m'avaient livré.


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Aloriel Eliandor
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MessageSujet: Re: What the fuck? [PV Aloriel]   Mer 18 Aoû - 17:58

Un rire incontrôlable s'empara du corps d'Aloriel. Lui, ivre? Mais non! Quelle idée saugrenue! Il tenta de se relever, et tomba sur les fesses, un peu plus d'un mètre plus bas. Bon, ok, il avait peut-être un peu trop bu. Mais il s'en fichait totalement! Ce n'était pas un peu de vodka qui lui ferait peur, bien au contraire! Il sortit une deuxième bouteille, à la demande de Hirohito. Il l'ouvrit, et la proposa à son collègue. Enfin, il en entama une troisième pour essayer de se vider l'esprit. Il s'allongea sur le dos, et commença ses explications.

Un mystique du nom d'Azael Maldir est arrivé en ville hier, il a demandé à boire... voir, Zelgius. Alors James Fox et Kisaragi A..ssin...dée l'ont conduit à travers la ville. Sauf qu'il avait plus envie de voir le directeur, et il leur a filé une lettre. Après, il a retrouvé le dirlo dans une salle de classe, et ils ont "discuté"... Je me demande de quoi... Bah, on s'en fiche... Bref, on a pu entendre une explosion, la terre a tremblé, et on a commencé à voir débarquer un bon nombre de monstres. On les a repoussés plus ou moins. Azael s'est enfui, avec Len, mon fils, et Maya... Maya s'est battue contre Rynn Din, un autre mystique. Il... Elle... Morte...

Il descendit un peu plus de vodka, et continua.

Cette nuit, le directeur est descendu dans les souterrains, après un duel avec Rynn. Il a lancé un puissant rituel de magie noire et nous a débarrassé de ces crevures. Et depuis, tout le monde s'active pour compter les morts et les vivants, bref, sauver les meubles et les blessés. Ah, Zelgius est introuvable.
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Hirohito Kumasa
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MessageSujet: Re: What the fuck? [PV Aloriel]   Jeu 19 Aoû - 0:14

Je m'inquiétai à tort de sa petite chute. Vraiment, même par terre, il émanait de lui un air grave dont je ne savais pas encore l'origine. Il ne semblait pas rigoler avec l'entrain qu'on accorde lors d'une grande blague entre amis... Pas besoin donc de main secourable pour le redresser puisque le gaillard me donnait déjà une bouteille de vodka qu'il avait dégotée je ne sais où. Sans verre, je me vis obligé de boire comme un rosse, à la bouteille. La chaleur douce de l'alcool à quelques dizaines de degrés réchauffa mon gosier, mais, ayant savamment dosé, je n'eus pas le besoin de tousser maladroitement, comme le font nombre d'entre nous, humains, au contact d'un bonne grosse gorgée! Ce qui était inquiétant, pour l'instant, c'est que nous étions seuls avec les paysans du coin, et j'avais peur qu'Aloriel use de ses pouvoirs pour se défendre en cas d'attaque civile. Mes vêtements faisaient foi de ma fonction, et mon médaillon de la guilde, eh bien il suffisait de la regarder pour le reconnaître...

Voyant mon collègue allongé sur la jetée comme un malpropre, je ne pus m'empêcher un petit mouvement de recul. Il sentait vraiment fort à présent. Je regardai ma bouteille: au moins, si je ne la finissais pas, ça ferait un heureux. D'un air entendu, je me tins prêt à écouter son discours. Rapide et efficace, comme je l'imaginais. Au moins, l'alcool n'atténuait pas sa capacité à résumer. Quoique depuis la dernière fois que je l'avais vu, il semblait plus ouvert au dialogue, et moins pète-sec, de toutes façons, ce n'était pas vraiment l'occasion pour. Au fur et à mesure qu'il racontait l'horrible drame, mes yeux s'étaient agrandis d'étonnement, Zelgius avait donc des frères... Fait étrange, il ne m'en avait pas parlé. Et de sacrés frangins, qu'ils étaient, pour l'heure. Voilà donc la raison. Kirasagi Assindée et James Fox... Je me souvenais avoir vu leurs noms dans les registres. Je me souviens aussi les avoir fait convoquer chez la CPE pour des affaires d'absences. Et donc, tout tournait autour de cet Azael. Il avait enlevé le fils... Tiens, le père Eliandor il avait un gamin maintenant. Non, ne pas demander d'où il sort, ça ne se fait pas. Bref, et puis. Maya. Je ne la connaissais absolument pas, cette femme. Absolument jamais entendu parler. Mais je n'eus pas besoin de la télépathie pour observer la profonde tristesse qui avait envahi en quelques secondes les yeux d'Aloriel, aussi vite d'ailleurs qu'elle était repartie dans un clignement accompagné d'une gorgée de boisson. Il avait connu Maya.


- Un rituel de magie noire?

Aux grands maux, les grands moyens, m'avait-on enseigné. Je ne savais pas que Zelgius connaissait ce genre de magie, j'avais encore tellement à apprendre de celui qui avait été mon mentor! Je feins pourtant l'indifférence pour la suite, car celui que j'avais cru simple prof de gym devait en savoir à peu près autant que moi, c'est à dire un vague sentiment flou et quelques informations volatiles.
- Qu'est-ce que ça veut dire tout ça? Aucune, non, aucune raison ne justifie cette attaque... On sait d'où il vient, cet Azael? Il prépare sa petite croisade depuis combien? Pourquoi personne n'a-t-il réagi au bon moment? En tout cas, j'espère que les dégâts humains ne sont pas trop lourds... Tant de vies gâchées! Une vraie horreur. Il faut que je fasse quelque chose!

Je fulminais, et tous les pores de ma peau ressentaient les tremblements de la colère. Un monde paisible, que j'avais vu magnifique, mis à bas par un méchant dont on ignorait jusqu'aux motifs! Complètement débile!
Je repris quelques gorgées de vodka, je n'avais pour l'heure même pas atteint l'équivalent d'un verre: je ne suis pas très alcool fort. Mais il fallait que je me calme, et pas d'eau fraîche, en temps de guerre on fait avec ce qu'on a, non? Je continuai de boire, en écho avec le professeur Eliandor.




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Aloriel Eliandor
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MessageSujet: Re: What the fuck? [PV Aloriel]   Jeu 19 Aoû - 16:45

Commençant à se sentir faiblir à cause de la boisson, Aloriel tomba sur le dos. Les bras en croix, il regardait le ciel. Un ciel orange chargé de nuages semblait lui rendre ses observations. Cette fois, il avait vraiment trop bu. Un quart de bouteille, voilà ce qu'il lui restait des deux bouteilles qu'il avait ouvertes. Il toussa rauquement un instant, puis redevint normal. Sur son visage, des larmes silencieuses lavaient la poussière de la bataille, laissant derrière elle des sillons blancs. Hiro avait raison, rien ne pouvait justifier cette attaque. Maya était morte pour rien. Len était parti pour rien. Toutes ces souffrances ne rimaient à rien. Son cœur avait été de nouveau mutilé, et pour rien. Il n'avait plus aucune raison de vivre, et tout cela sans doutes parce qu'un homme mal luné en avait décidé ainsi. Tout ce cirque n'avait eu aucune raison d'être, et il n'en aurait jamais. Ces habitants qu'ils avaient défendu, ils ne se rendaient pas compte de ce que les mystiques avaient fait pour en arriver là.

" Aucune raison... Ils ont attaqué comme ça, pour rien... Demandez à Zelgius s'il en sait plus, mais pour moi, vous savez tout."

Alors qu'il levait un bras tremblant pour achever sa bouteille, elle lui glissa des mains. Elle répandit son contenu sur la chemise à l'origine blanche du professeur. Celle-ci, déjà bien salie par les combats se tacha de rouge. Un rouge vif, qui partait du milieu pour s'étendre sur tout le linge. Il lâcha un râle de protestation et essaya de se lever. En se tournant sur le côté, il sentit quelque chose de dur dans sa poche. Un écrin. Pas besoin de le regarder pour savoir qu'il était bleu marine et contenait une bague en or, sertie d'un diamant éclatant. Il ne la sorti que lorsqu'il fut d'aplomb sur ses deux pieds. Il ne pleurait plus. Jetant un regard à Hiro, lui signifiant qu'il allait "bien", il prit son élan et jeta la bague au plus loin dans l'océan. Maya ne la verrait jamais.

"C'est tout?"
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Hirohito Kumasa
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MessageSujet: Re: What the fuck? [PV Aloriel]   Dim 22 Aoû - 16:02

J'eus une moue triste en pensant à ce qu'il avait pu traverser. Tout en lui transpirait la tristesse profonde. Mais bon, fort de ces informations, il me fallait aller trouver Zelgius au plus vite, où qu'il soit.

Quand je réagis pour ramasser la bouteille qu'Aloriel avait fait tomber, je le vis jeter cette chose dans l'océan. Qu'était-ce? Je n'en savais rien et ne le saurais certainement jamais.


- Et bien, monsieur Eliandor, merci pour ces informations. Je suis sincèrement désolé de ce que vous avez dû subir, mais je vais devoir vous laisser, il faut que je trouve Zelgius au plus vite... Je vais vous laisser aux soins des villageois si vous le voulez bien.

Il avait tout perdu de sa superbe, aussi il serait assez vite assimilé aux gens qui allaient et venaient. J'ôtai son médaillon de Mystique, et le mis dans sa poche, puis j'essayai de le lever pour le mettre en position assise sur une chaise qui traînait par là. J'alpaguai un civil, et lui demandai gentiment d'emmener ce pauvre Aloriel au relais de soins le plus proche, au moins le temps qu'il puisse dessaouler. Quand le badaud me promit de s'occuper de mon collègue, je pus partir, léger de mes charges. Ma décision était prise, je resterais sur Erret jusqu'à ce que la situation soit rétablie. En marchant, je remarquai que j'avais tâché de sang ma belle tenue bleue ciel, bah, ça allait bien avec le paysage pour une fois.

Je me mis en quête de la taverne Soran. J'y avais déjà rencontré quelques Mystiques, j'espérais y trouver Zelgius.
En arrivant, je vis que la reconstruction de l'étage était presque achevée, les ouvriers s'y affaissaient durement. En sentant leur colère contre les Mystiques, je m'empressai de détacher mon médaillon de mon cou pour le fourrer dans ma propre poche. Alors, je commandai un cocktail rafraîchissant puis me mis à attendre l'arrivée de Zelgius. Il saurait me trouver, de toutes façons, il l'avait déjà fait dans le passé.



[rp terminé]

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